Églises & Religion

Église Notre-Dame

L’église Notre-Dame de style gothique primitif est le plus ancien monument préservé de Diest. Le site accueillait auparavant la chapelle castrale de la famille noble des seigneurs de Diest. Ceux-ci gouvernaient la ville et ses environs depuis le château dressé à De Warande, que l’on appelle depuis lors « Burchtheuvel » (ou « colline de la citadelle »). Pour permettre à davantage de gens d’assister aux célébrations, on a commencé à bâtir une église en 1253. Elle fut consacrée en 1288.

Le style architectural s’inscrit dans la tradition du style gothique cistercien primitif, un courant caractérisé par une architecture simple et sobre. Le plan se présente sous la forme d’une croix latine de 62 m de long et de 21 m de large.

Grès ferrugineux

Tout comme pour l’église du béguinage et l’église Saint-Sulpice, le monument met en œuvre le matériau de construction local : le grès ferrugineux couleur rouille. À la période gothique, le grès ferrugineux était taillé et utilisé pour construire la plupart des églises dressées sur les berges du Démer. Il est devenu un matériau typique du style gothique brabançon du Démer. Le grès ferrugineux était extrait des carrières de Rotselaar, Gelrode, Langdorp, Schaffen et Tessenderlo.

Furie iconoclaste

En 1580, durant la Furie iconoclaste, l’église subit de lourds dégâts. Les conseillers de fabrique refusent de payer une sorte de rançon aux Gueux, qui pillent alors l’ensemble du métal de l’église. Ils détruisent la plupart des autels et des œuvres d’art. Et comble de malheur, la tour s’effondre, entraînant dans sa chute la toiture et la voûte de la nef. Seuls la structure de la tour, le transept et le chœur restent debout.

Restaurations

Aux environs de 1600, les dégâts sont réparés. La flèche du clocher, fragile, est remplacée par le clocher actuel, beaucoup trop petit pour les lourdes fondations. Huit ans plus tard, l’horloge – cachée durant la Furie iconoclaste – retrouve sa place dans le clocher. La nouvelle cloche vient de Malines. Un peu plus tard, la croix de triomphe située à l’entrée du chœur est également réparée et de nouveaux vitraux sont posés. En 1777, le portail gothique est remplacé par un portail baroque en terre de taille.

En 1830, une partie de la voûte en arc croisé s’effondre. Plusieurs vitraux et la chaire de 1641 sont endommagés. Par manque de moyens, on envisage de laisser l’église à la nature. Elle est finalement restaurée entre 1898 et 1899 selon les plans de l’architecte Langerock. Celui-ci veut faire ériger une tour ouest de 65 m, mais le projet tombe aussi à l’eau par manque d’argent. À l’intérieur, on peut admirer les fonts baptismaux en cuivre, la chaire néogothique, la grotte de Lourdes et une Madone de Fatima en cuivre (Kamiel Colruyt, 1946).

Beilaer

Au Moyen Âge, l’église est très prisée par les pèlerins. Ils viennent de loin pour adorer la statue de Notre-Dame de Beilaer. La congrégation de Notre-Dame des sept Douleurs voit le jour au XVe siècle au sein de l’église.

 

 

 

 

  • Schaffensestraat
  • Du 1er avril au 30 septembre : tous les jours ouvrables de 9 h à 17 h.
    Du 1er octobre au 31 mars : du lundi au samedi de 9 h à 16 h.